Attention! Je vais spoiler violemment. Ou du moins je vais spoiler ce que j’ai cru comprendre.
« Je ne t’aime pas parce que tu es vivant, mais j’aimais le mort que tu es devenu, sans savoir que tu étais le vivant qui aimait une autre morte. En somme je n’aime pas la mort-vivante que je suis.»
On est dans la parfaite caricature du film français. C’est totalement désenchanté; des personnages désincarnés évoluent dans une société perpétuellement morne et génératrice de tristesse. Alors on peut aimer cette mélancolie, je l’aime plutôt d’habitude, mais elle ne trouve ici aucun fondement. Les personnages paraissent se refuser à toute ouverture au bonheur, en générant sans cesse des questions alambiquées et factices.
C’est faussement psychologisant, ce qui rend la matière finale indigeste, parfois risible. J’ai personnellement eu l’envie irrépressible de secouer la protagoniste tant elle est insupportable dans son inaptitude à la simplicité.
Pour autant la photographie est plutôt belle, et les acteurs ne sont pas mauvais. Tout n’est pas à jeter selon moi; mais c’est cette couche permanente de drama inutile qui flingue l’ensemble.
Bref, les Inconnus avaient tout résumé dans « tu peux pas comprendrrrre».