Film d'ouverture de la Semaine de la Critique à Cannes en mai dernier.
Thriller d'espionnage lent, sombre et sensoriel, Les Fantômes, qui retrace la traque d’un ancien criminel de guerre syrien par l’une de ses victimes, est en tous points remarquable.
Premier film de fiction du réalisateur pas forcément simple d'accès et dans lequel il faut prendre le temps de rentrer mais qui impressionne ensuite par sa maîtrise, sa finesse et son intelligence.
Le film parvient à mêler parfaitement documentaire et fiction, dimension collective (la traque organisée de criminels de guerre) et personnelle du récit (le deuil, la solitude des réfugiés et les difficultés à se reconstruire, la soif de vengeance).
Une bande originale très réussie, composée par @yuksekofficial parfaitement utilisée pour contribuer au rythme lancinant et à la dimension mystérieuse du film, qui ne sont d'ailleurs pas sans rappeler, par moments, le cultissime Drive de Nicolas Winding Refn, au personnage principal tout aussi taiseux.
Un héros campé par Adam Bessa, qui impressionne par son jeu, tout en intériorité. Tawfeek Barhom, qui joue le rôle du bourreau traqué, est tout aussi remarquable et la première confrontation des deux acteurs au restaurant donne lieu à une scène magistrale de tension et d'intensité.
Un premier long métrage qui s'affiche déjà comme un concurrent très sérieux aux César du Meilleur Premier Film et de la Révélation Masculine et un des meilleurs films vus depuis le début de cette année !
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