La mise-en-scène est assez bordélique et libre ce qui lui donne un côté très moderne. On a souvent un décalage entre le son et l'image (texte théâtral, dialogue intérieur, etc.) ce qui offre une sensation de mensonge, de s'introduire dans des conversations privées. Le montage aussi est très moderne et assez évocateur, avec des changements de tons et de rythmes assez réguliers. Tout ces effets, parfois un peu tape-à-l'œil, servent néanmoins parfaitement le propos puisque c'est un film sensorielle qui veut nous faire ressentir la charge qui pèse sur les épaules d'une femme (intro, très bruyante, représentative de la charge des enfants, des corvées, etc.).
Le cadre est souvent rempli, de personnages, de décors, d'animaux, ajoutant un aspect étouffant au ton plutôt léger et surréaliste du film.
C'est tout de même une assez bonne satire féministe sur la force vaine de l'art, au ton décalé (qui m'a parfois un peu laissé sur le côté) de par son écriture, ses décors et sa photographie très théâtrales.
J'ai apprécié les séquences de mise-en-abyme, notamment lorsqu'elle alpague le publique pour discuter, qui nous sort nous aussi de notre passivité de spectateur.