"Voila , c'est fini . On a tant ressassé les mêmes conneries . On a tellement tiré chacun de ces côtés que voila c'est fini ." Merci Jean-Louis Aubert ^^ . Il est vrai que de la trilogie Veber/Richard/Depardieu , "Les Fugitifs" est celui qui s'avère être le moins burlesque , jouant sur les émotions , la sensibilité et le plus dramatique . Mais pour autant , tout ces critères cités n'en font pas un bon film de ... cinéma (je le répéte : Veber est un piètre réalisateur via grand écran) . Tout juste "bon" à être diffusé au petit écran dans un de ces téléfilms appartenant au groupe TF1 qu'on diffuserai en quotidienne . Cela dit malgré le ton on ne peut plus sérieux , Veber ne change pas total la formule des deux personnages que tout oppose , qui donne toujours lieu à bon nombre de scènes cocasses et d'humour qui se veut bon enfant . En parlant de mioche , c'est donc une petite pisseuse d'a peine six ans ("de cinq petites pisseuses , j'ai préféré la six "; Gainsbourg sort de ce corps ^^) , jouant comme une huitre , qui succède à la jeune femme kidnappée dans "La Chèvre" , à l'ado fugueur dans "Les Compères" dans un rôle ou elle incarne la fille de Pierre Richard ou celui-ci se voit menacer par l'assistance publique de lui retirer la garde de son enfant car au chômage et sans revenus . Je n'ai que trop disserter sur la faiblesse de la réalisation (d'hier et d'aujourd'hui du metteur en scène) . Comme d'habitude , le scenario est mécaniquement froide du gars qui se trouve au mauvais endroit au mauvais moment , les personnages sont toujours sans substance et les (quelques) gags sont comme d'habitude attendu d'avance : visuellement balourds (le bas sur le visage de Richard qui se déchire , le vétérinaire gâteux incarné par Jean Carmet pffff - une très mauvaise inspiration à la Michel Serrault que dirais je - et un Michel Blanc-non crédité au film-en médecin alcoolique -dont je vous dois la vérité de n'avoir le moindre souvenir qu'il était dans ce casting- ainsi qu'un Jean Benguigui qui sans surprise incarne un escroc quand c'est pas les rôles de véreux -vous me direz escroc , véreux , pas plus qu'une métaphore qu'un pléonasme non plus , non plus ... ) . J'avais bien compris que Veber niveau comédie ne cherche guère à innover en amenant les personnages à rester toujours en mouvement : "Les Fugitifs" est donc construit comme un film d'action ... à la " Grand-Père Viking" (ouch! l'antiquité de mini-série que j'ai sorti là https://www.imdb.com/fr-ca/title/tt0220233/ ) . La musique est pour la troisième fois ( *rit* soupir) interpréter par le chiantissime Vladimir Cosma ; après Vladimir "me casse les burnes avec sa flûte de Pan à La Chèvre" , Vladimir "me casse les burnes en sifflotant dans Les Compères" voici (et enfin pour la dernière fois) Vladimir " me casse les burnes de son copié/collé qu'il avait composé pour "L'As des As" à "Les Fugitifs" . N'est pas le maître (Ennio Morricone) qui veut pour les recyclages . Veber mettra dix ans (le temps de son propre remake "Les Fugitifs" version US et un second film US " Out on a Limb" dont il n'en est que l'exécuteur et nullement l'ordonnateur ) à donné un successeur à son cinquième film : "Manimal , aux frontières du nanar" , euh pardon , "Jaguar" , j'ai confondu (en un mot) ^^ , tout en ne modifiant pas les formules dans la facilité , dans les moments à côté de la plaque , des gags qui tombent à l'eau et de ses longueurs aux longs suivants : "Le Diner de Cons" , "Le Placard" , "Tais toi !" , "La Doublure" et probablement là ce qui restera son ultime film , le remake d'Edouard Molinaro dont le scénario avait été écrit par Veber d'après sa pièce "Le Contrat" (comme c'était le cas de sa propre pièce de théâtre "Le Diner de Cons" qu'il décida de l'adapter lui même sur grand écran) j'ai nommé "L'Emmerdeur" . Le même succès sur écran en 1973 n'aura pas lieu en 2008 . Parti ( " L'Emmerdeur" 2008-bide-) comme il est arrivé (" L'Emmerdeur" 1973 -plus de trois millions d'entrée-) ?
"On peut tromper mille fois une personne , mais on ne peut tromper une fois mille personnes mille fois mille personnes" . Merci Sam Karmann pour cette belle citation ^^ . En tout cas avec moi , Veber n'a jamais réussi à me bais** une fois et mille fois en ma personne . ^^