Après l'excellentissime La Chèvre et le sympathique Les Compères, le trio Veber/Richard/Depardieu termine en beauté sa collaboration avec l'étonnant Les Fugitifs.
En effet, tout commence par un amusant petit braquage de banque - amateur - où notre François Pignon national aura le malheur de choisir un repris de justice pour otage. La suite sera au moins aussi drôle grâce, entre autres, à de brillants seconds rôles tels que ceux de Jean Carmet et Michel Blanc, respectivement vétérinaire très loin dans la lune et médecin très près du caniveau.
Or, ce n'est pas l'aspect comique qui à mes yeux fera la différence cette fois-ci, mais l'émotion, et c'est bien en cela que ce troisième volet est étonnant... Et pour cause, à le revoir des années après, je me suis fait cueillir, comme le Lucas de Gégé, par la fille de Pignon, limite autiste depuis le décès de sa mère... Déjà parce que la jeune actrice est toute craquante, mais aussi parce que la mise en scène, par moments poétique, est inattendue pour ce genre de film...
Il faut dire que la partition musicale orchestrée par Vladimir Cosma apporte un véritable plus, notamment à ces scènes-là, en raison d'une grande capacité à émouvoir.
Beaucoup de tendresse et d’humour, donc, pour une très bonne comédie - un chouilla dramatique - française, même si l'on pourra toujours déplorer quelques défauts de mise en scènes et facilités dans la première partie, assez vite oubliés finalement.
7,5/10