La première fois que je suis allé au cinéma, j'y suis allé en famille. Les adultes nous avaient dit à ma cousine, mon frère et moi que nous allions allé au cinéma voir un film de leur choix.
Nous étions heureux de découvrir cette expérience nouvelle pour nous et sans broncher nous avons été voir ce film.
Cependant, bien des années plus tard, je suis bien incapable de dire si ce premier film que je suis allé voir au cinéma était "Les fugitifs" ou "Les compères". C'est quand même triste de se dire que je me souviens de plein de choses de mon enfance plutôt insignifiantes, mais que moi qui suis un grand amoureux du cinéma, je ne me souviens pas du tout premier film que j'ai vu dans une salle obscure...
Mais en revoyant ce film dont j'avais tout oublié, je comprends quand même à peu près pourquoi la mémoire me fait défaut (si ce film est bien le premier que j'ai vu). Ce n'est vraiment pas un très grand film. Quelques scènes drôles certes, mais on ne rit pas aux larmes non plus.
Gérard Depardieu qui se prend pour Mel Gibson, Pierre Richard qui semble faire ses cascades lui-même à la Jean-Paul Belmondo, Benguigui meilleur acteur du monde qui nous fait du Benguigui (ironique), le chef de la police qui ressemble à Charles Bronson, une scène de combat avec un acteur qui donne des coups de poings dans le ventre de manière à peine pas exagérée, Vladimir Cosma qui nous compose une musique certes sympathique mais qui restera loin d'être sa meilleure.
Ce qui m'aura le plus impressionné dans ce film, c'est la petite fille qui coure sur la route au milieu des voitures et des camionnettes en plein Bordeaux : quel courage! La scène a dû être calculée au millimètre.
Après au niveau de l'histoire, on ne peut pas dire qu'on s'ennuie: on est directement plongé dans l'action, on ne s'embarrasse pas d'une intro d'une demi-heure.
Et puis c'est bien pour la nostalgie, pour se souvenir des voitures qui ont des pneus aussi épais que ceux d'un vélo, des numéros de téléphones à 8 chiffres, des francs, etc...
Et pour en revenir au scénario, j'ai bien compris qu'ils fuient la police, par contre je n'ai pas vraiment compris les raisons du braquage de Pierre Richard. Et puis ce nombre de coïncidences improbables : ils cherchent à fuir la police mais ne font que tomber sur elle. On dirait que Bordeaux est quadrillée entièrement, sous très haute surveillance.
Quant à la fin, c'est vraiment expédié en 3 minutes.
Mouais...