C’est une réalisation de Michel Leclerc à qui on doit notamment Le Nom des gens et La Vie très privée de Monsieur Sim. Il a écrit le scénario avec Baya Kasmi. (Médecin De Campagne).
Quelques notes de musique suffisent parfois à donner un tout autre sens à un film. Comme on dit les goûts et les couleurs ne se discutent pas, mais ça peut nous offrir de belles expériences. Entre comédie, drame et romance, Les Goûts et les couleurs va nous emporter, nous enivrer.
Comment ne pas commencer par le personnage numéro un qui est la musique. La bande originale fait toute la différence et nous offre des moments de cinéma sublime. À elle seule, celle-ci permet de caractériser les personnages et leurs émotions. Un style musical bien particulier et qui reste en tête. Elle rend Les Goûts et les couleurs unique. La musique va d'ailleurs être la pièce centrale de l’intrigue, que ce soit de l'histoire principale, mais aussi la partie romance.
Forcément, on n’y coupe pas, il y a une histoire d'amour. Au début, on aurait préféré, qu'elle n'existe pas car elle semble forcée. En revanche, son développement et son final donnent un sens bien particulier. Cela réveille toute une beauté. Elle permet de donner une seconde vie à l'histoire qui avait terminé son premier cycle. Tout s’enchaîne logiquement et de manière prenante. Cette romance va être aussi l'occasion de réunir les personnages et de mettre un petit tacle au mépris de classe avec notamment les scènes de la péniche ou du studio d’enregistrement.
Du début à la fin, le casting régale. Déjà par Rebecca Marder qui en plus d'avoir une voix sublime, enchante la caméra. L'authenticité brute de Félix Moati va aussi faire des ravages. Les deux se complètent. En secondaire, on aura Judith Chemla dans les flash-back de la chanteuse. Elle construit son personnage et c'est génial. Philippe Rebbot en agent aussi fait de merveille. Juste pour le plaisir et ajouter des touches humoristiques, Artus et François Morel vont mettre leur grain de sel. La performance d'Eye Haïdara est à souligner.