Si l’on retrouve la dynamique de mise en scène comique chère à Jean-Marie Poiré, avec son goût pour l’écriture de saynètes dont l’acmé sert de transition brutale avec les suivantes, il faut bien reconnaître que Les Hommes préfèrent les grosses peine à convaincre une heure et demie durant, la faute à un éparpillement de son propos – de quoi parle, en somme, le long métrage ? – dans une forme proche de la chronique empruntée au cinéma de Patrice Leconte sans jamais atteindre sa subtilité et sa chaleur humaine. La méchanceté des personnages, qui accable le protagoniste interprété par Josiane Balasko, devient celle du film tout entier, projetant sur ce dernier l’image de la « grosse » alors que rien ne motive cette caractérisation. On s’amusera donc des seconds rôles, mention spéciale à Thierry Lhermitte en bobo pacifiste, et du soin porté à la réalisation, tout en regrettant la dispersion de la cible satirique parmi des tranches de vie inconséquentes.