Seul long-métrage du franco-portugais Carlos Viladerbo, cette adaptation d'une nouvelle de Melville est un film rythmé par une voix off et les vagues de l'océan. Un récit contemplatif et poétique qui suscite quelque fascination dans ses premières minutes, largement émoussée ensuite faute de véritables enjeux narratifs ou psychologiques. L'ennui gagne du terrain peu à peu malgré l'élégance de Pierre Vaneck, l'étrangeté androgyne de Pierre Clémenti et la noblesse hiératique de la reine du fado, Amalia Rodrigues, qui montre un début de talent de tragédienne. Mais le film ne suscite guère d'émotion malgré ses qualités plastiques.