7
le 17 juil. 2023
SuivreCelle qui fait peur
A peine arrivée dans un petit village de Sicile, une institutrice est draguée de manière insistante par un homme qu'on retrouve mort sur la grande place, assis sur une chaise et avec une rose blanche...
A peine arrivée dans un petit village de Sicile, une institutrice est draguée de manière insistante par un homme qu'on retrouve mort sur la grande place, assis sur une chaise et avec une rose blanche dans la bouche. Du coup, tous vont avoir peur de cette femme dont certains pensent qu'elle serait liée avec la mafia...
Dans la dernière ligne droite de sa carrière, Luigi Zampa réalise un film assez étrange, opaque même, mais qui suscite un réel intérêt ne serait-ce que par l'ambiance qu'il dégage. Car l'institutrice jouée par Jennifer O'Neal, qu'on a tous aimée dans Un été 42, est montrée comme une femme sans histoire, et qui peu à peu, à son corps défendant, va susciter la crainte autour d'elle, car d'un seul coup, les hommes qui s'approchent un peu trop autour d'elle meurent, avec toujours ce même modus operandi. La scène est parfois grossière, on voit très bien que ce sont des mannequins, mais ça participe à l'étrangeté de ce très bon film.
D'ailleurs, le casting est une de ses grandes forces avec Franco Nero période moustache qui joue également un instituteur avec qui O'Neil va avoir une liaison (ce qui donnera lieu à une très belle scène de danse où ils sont nus), ainsi que le maire joué par non moins que James Mason. Un homme plus intéressant qu'il n'y parait sous ses airs bougons et qui pourrait être la clé de cette histoire rocambolesque où on a l'impression de faire du surplace, mais qui bouge beaucoup en fin de compte. Et toujours avec cette femme qui serait une Zelig en puissance.
L'autre grande qualité, outre cette sublime image solaire, est la musique signée Ennio Morricone, qui donne aussi une tonalité étrange à cette histoire, où l'hypocrisie se mêle à des secrets bien enfouis. En tout cas, c'est encore une réussite signée Luigi Zampa, après deux autres films que j'aime énormément, Il vigile et Le gynéco et la mutuelle.
Créée
le 17 juil. 2023
Critique lue 98 fois
7
le 17 juil. 2023
SuivreA peine arrivée dans un petit village de Sicile, une institutrice est draguée de manière insistante par un homme qu'on retrouve mort sur la grande place, assis sur une chaise et avec une rose blanche...
7
le 20 août 2023
SuivreLes Maîtres, un film italien méconnu, d'un cinéaste italien méconnu en France, Luigi Zampa, déniché par le Chat qui Fume, et qui s'avère excellentissime, sorte de film politique à l'ambiance ultra...
5
le 18 nov. 2024
SuivreUn pseudo-giallo politique qui n’est pas inintéressant, qui nous fournit une intrigue originale, mais qui n’échappe malheureusement pas à l’ennui. J’ai sûrement du passer à côté de ce film, même si...
3
le 7 août 2022
SuivreAu XVIIIe siècle, sur le territoire des Comanches, une jeune indienne, Naru, va devoir faire face à une créature inconnue qui a le pouvoir de disparaitre... Le carton de Predator, le film signé John...
3
le 18 févr. 2022
Suivre(Près de) cinquante ans après les évènements du premier Massacre à la tronçonneuse, des jeunes influenceurs reviennent dans la petite ville du Texas qui est désormais considérée comme fantôme afin de...
7
le 11 nov. 2012
SuivreLongtemps attendues, les mémoires de Arnold Schwarzenegger laissent au bout du compte un sentiment mitigé. Sa vie nous est narrée, de son enfance dans un village modeste en Autriche, en passant par...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème