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le 21 janv. 2026
SuivreLes Maîtresses de Dracula
Suite au succès du Cauchemar de Dracula en 1958, la Hammer décide de produire une suite dont l’élaboration se révélera des plus chaotiques. Entre les hésitations concernant le développement des...
Alors tout d'abord, je voudrais pousser un coup de gueule. Que ce soit dans le titre en Vo (The Brides of Dracula) ou en VF (les maîtresses de Dracula. Car Dracula n'a pas d'épouses en France hein, le petit cochon a des maîtresses, mais bref), on est bien d'accord qu'il est question des compagnes de Dracula non ? Et donc un peu de Dracula aussi, non ?
Alors oui, on entend vaguement parler du comte lorsque Van Helsing explique l'avoir tué au début... À ce moment là, on se demande quand même un peu comment le Comte va faire son come back... La réponse est simple : il ne le fait pas. Lee n'étant pas décidé à revenir pour ce deuxième opus, Dracula est remplacé par un gentil petit baron aux dents tout aussi longues mais qui n'est pas Dracula. D'où mon coup de gueule. ARNAQUEURS !!! Avais je envie de crier devant mon écran.
Enfin bref, peut être est ce là un mal pour un bien. Libéré de la pression inhérente aux films basés sur des oeuvres aussi magistrale, le film serait peut être un bon film de vampire. Et puis n'oublions pas que Van Helsing/Peter Cushing est bel et bien présent ! (Et perso si j'avais dû choisir l'un ou l'autre, j'aurais choisis Cushing alors ca tombe plutôt bien !)
Une fois que le spectateur se sera rendu à l'évidence en voyant le casting du générique, il pourra donc profiter du film sans crainte. D'autant plus que le remplaçant de Lee, s'il n'a pas son charisme, est loin d'être vilain ou mauvaise acteur et l'on comprend aisément qu'il plaise aux dames.
Le début d'ailleurs, donne plutôt envie.
La sombre demeure de la baronne, cette chère nounou si souriante et les secrets de famille planant lourdement plante le décor illico (sans compter les craintes muettes des aubergistes. Les craintes de ploucs n'osant s'exprimer devant un nouveau venu, si c'est bien fait -et c'est le cas- ça fait toujours son petit effet). La scène lors de laquelle Greta crache son venin sur la baronne et nous explique ce qu'il s'est passé auparavant mérite d'ailleurs une étoile.
Le début donc, est plutôt prenant, et l'on a presque envie de crier à la gentille professeure de prendre garde et de se tirer fissa fissa. J'avoue avoir tremblotté deux minutes en disant "tu ne sais pas ce que tu as fais ma pauvre !" Avant que la baronne ne le dise. Clairement, la première demi heure du film amène plus de tension et de frisson que le premier volet et on s'en réjouis.
Malheureusement, les choses dérapent dès lors que notre jeune héroïne se retrouve dans son école.
L'enquête de Van Helsing est certes intéressante, Cushing toujours aussi bon, mais le tout manque un peu de panache et de vraisemblance (après la nuit qu'elle a passé, notre jeune beauté est bien enthousiaste -avant même d'être hypnotisée- par la vision de son baron... On pourra également s'étonner de la gentillesse de la baronne vampire lorsqu'elle se retrouve seule.)
À vrai dire, j'étais même prête à me dire que les scénaristes touchaient le fond du fond lorsque Van Helsing se fait étrangler (quoi, le baronnet va se faire avoir aussi ? Z'ont pas honte de faire un copier coller ?) mais heureusement le niveau se relève lorsque l'on se dit que notre héros est dans la mouize. Évidemment, Van Helsing est un héros, un brave qui a de la ressource et ce qu'il faut là où il faut. De quoi sauver la face du film autant que la situation.
La tension bien mise en scène par Fisher au départ finit par gentiment s'envoler et le film se transforme en bête course poursuite pendant que le baron créer on harem. Même le combat final manque de pêche alors que Fisher aurait pu nous offrir un beau duel épique faute d'être tendu.
En résumé, les acteurs, les décors, l'ambiance est toujours bonne, tout comme la réalisation de Fisher, mais encore une fois le scénario passe à côté de l'essentiel. Malgré un début fort satisfaisant, le film perd rapidement sa tension et son potentiel frissonnant à cause d'un scénario qui s'essouffle et peine à trouver de l'originalité pour captiver le spectateur. Pourtant la présence du prêtre aurait pu amener quelque chose de sympathique, tout comme celle d'un autre médecin...
Encore une fois donc, un film qui se laisse regarder avec plaisir mais qui ne mérite guère plus de 6/10.
Cet utilisateur l'a également ajouté à ses listes Fantastique - SF - Merveilleux, Chères années 60 et 2016 : mes découvertes cinématographiques
Créée
le 9 mars 2016
Critique lue 388 fois
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