Très loin de la belle apprêté et de l'économie de forme du film qui nous l'avait révélée, Sandrine Veysset, visiblement mal secondée pour l'écriture par Virginie Despentes (duo pourtant bien alléchant sur le papier), traine ici parfois en maladresses dans la caractérisation de ses personnages. Le plus à plaindre étant Yannick Choirat, acteur pourtant souvent très juste, ici comme contraint aux gros traits. Mais chacun étant un moment où un autre en deçà de son niveau nominal, c'est bien dans la direction d'acteur et l'écriture que le bât blesse. Simon Zampieri et son personnage plus trouble parvient tout de même à distiller un malaise particulier dans un récit qui sait éviter certains écueils, mais à la dramaturgie finalement assez balisée.
Petite déception donc, peut être parce que l'affiche était porteuse de trop belles promesses.