Après le succès colossal du Comte de Monte-Cristo, j’ai l’impression que la France est enfin fière de son cinéma à grand spectacle.
On connaissait surtout la France pour son cinéma d’auteur, pointu, exigeant, parfois élitiste, que le monde entier nous envie. Mais avec Le Comte de Monte-Cristo, on a aussi montré tout le savoir-faire français dans le divertissement : un casting prestigieux, des techniciens exceptionnels et une vraie maîtrise du grand spectacle.
Et j’ai vraiment l’impression que Les Misérables surfe sur ce succès. Et franchement, ça fait plaisir !
Avoir une nouvelle adaptation de ce chef-d’œuvre de la littérature française, après toutes les versions qui l’ont précédée et les grands noms du cinéma qui s’y sont attaqués, était forcément un pari ambitieux. Quant à certaines adaptations américaines qui se sont emparées de nos classiques français… je préfère ne même pas en parler !
Ici, le casting est hétéroclite, surprenant, varié et c’est du pur plaisir.
Alors oui, le film dure 2h55. Mais j’ai envie de dire : on s’en fiche complètement !
Chaque apparition, chaque dialogue, chaque scène est un véritable plaisir. Vincent Lindon, magnifique Jean Valjean. Tahar Rahim, somptueux Javert. Benjamin Lavernhe et Camille Cottin, excellents Thénardier. À chacune de leurs apparitions, c’est une véritable masterclass.
Et le reste du casting, peut-être moins connu, n’a absolument pas à rougir. Chacun semble avoir envie d’être à la hauteur de cette immense œuvre et tient parfaitement son rôle.
J’ai également beaucoup aimé le nouveau prisme proposé sur certains personnages, avec notamment une place davantage accordée aux femmes. Et Noémie Merlant, qui interprète Fantine, est tout simplement somptueuse.
Alors oui, 2h55, mais surtout 2h55 de bonheur.
Une nouvelle adaptation des Misérables, avec un regard différent, des personnages parfois davantage mis en valeur et un casting qui prend visiblement autant de plaisir que nous à les regarder.
Et surtout, quel plaisir de ressortir du cinéma en se disant qu’on vient encore une fois de passer un vrai bon moment devant un grand film français.
Du plaisir. Du plaisir. Et encore du plaisir.