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De triste noces
Un très bon Chabrol qui montre parfaitement la frustration d'un homme et d'une femme mal mariés, qui vont devenir des amants tellement passionnées l'un de l'autre qu'ils seront prêts à tuer leurs...
le 18 août 2016
« Les Noces rouges s'inspire d'un fait divers, l'affaire des amants diaboliques de Bourganeuf qui a secoué un bourg de la Creuse en 1970. Le 24 février 1970, René Balaire, artisan-commerçant en chauffage sanitaire, meurt brûlé vif dans un tragique accident de voiture conduite par son épouse Yvette Balaire qui en réchappe miraculeusement. L'enquête révèle qu'il a été abattu d'une balle de revolver par l'amant d'Yvette, Bernard Cousty. Le procès, à Limoges, en 1972, conduit à la condamnation de Bernard Cousty à la peine de mort pour le double assassinat de sa femme et de René Balaire, et Yvette à dix ans de réclusion pour complicité.» (Wikipedia)
Chabrol reprend ce fait divers qui, curieusement, fait un peu penser au roman de James Cain, Le facteur sonne toujours deux fois, et le transpose dans le milieu de la grande bourgeoisie de province qu’il déteste profondément. Le mari assassiné devient un député-maire, prétentieux, odieux, magouilleur, impuissant et cocu, interprété génialement par Claude Piéplu. Sans doute moins antipathiques, le conseiller municipal et amant assassin (Michel Piccoli excellent), plus honnête et un peu de « gauche », et la femme adultère (Stéphane Audran parfaite en Emma Bovary possédée par le démon du sexe), ne valent tout de même guère mieux comme en témoigne la géniale et ahurissante dernière réplique du film que je ne dévoilerai pas ici. Comme toujours, Chabrol n’y va pas avec le dos de la cuillère et la peinture est souvent au vitriol. Mais il sait aussi faire preuve de finesse notamment avec le personnage de la fille de Lucienne, qui a un rôle capital dans le final : est-elle candide ou profondément perverse ? Du très bon Chabrol !
Créée
le 2 juin 2020
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