Drozdnycheff, débauché notoire, est traumatisé par le suicide de son meilleur ami, dont il a séduit la femme. Parmi la petite dizaine d'adaptations de La sonate à Kreutzer de Tolstoï, le film de Dréville est la plus connue mais on ne saurait affirmer que c'est la meilleure (il serait curieux de voir la version de Rohmer, de 40 minutes). Ce drame romantique soumis aux affres de la jalousie a été tourné à Joinville-le-Pont et son caractère russe ne s'exprime guère si ce n'est par les patronymes des personnages et les paiements en roubles et kopecks. Outre un scénario guère subtil et univoque, l'un des reproches majeurs concerne l'âge et l'interprétation des deux héros, Jean Yonnel (fade) et Gaby Morlay (mal à l"aise). Cette dernière est censée jouer une jeune fille lors de sa rencontre avec son futur mari. Avec ses 45 ans, on a du mal à y croire. Dréville, honnête artisan, sans plus, réussit deux ou trois scènes, notamment au début du film. Et puis c'est à peu près tout.