Un des derniers grands Hitchcock que ce film dit "de terreur".
Oui j'entend déjà les critiques sur le fait que la terreur est quand même légère, et c'est légitime.
Et que non ce n'est pas un film d'horreur, ça c'est une évidence.
Mais n'oublions pas quand même que nous sommes en 1963, et que trois ans avant de nous avoir terrifié avec une musique et une douche dans Psychose, sir AH va quand même réussir son coup avec ce film que je peux qualifier à suspense angoissant (un nouveau concept).
Je vais passer sur les effets spéciaux, encore une fois nous sommes en 1963, mais les oiseaux c'est quand même un certain nombre de scènes totalement démentes du cinéma.
Celui qu'on affuble souvent du titre "maitre du suspense" (ça veut tout et rien dire) réalise de main de maitre ce film ou au fur et à mesure la peur et l'angoisse arrive.
Et tout ça à cause de volatiles qui ont semble t-il envie d'en découdre.
Et oui faut pas chercher le corbeau ou la mouette de Bodega Bay.
L'histoire du départ, c'est une femme qui fait une rencontre dans un magasin d'oiseaux.
Un homme, une femme, un premier contact quelque peu froid, mais pas tant que ça finalement.
La belle blonde platine, en la personne de Tippi Hedren, illustre inconnue qui joue dans son deuxième film, va devenir le sujet sensible du film et autour du film avec sa venue à Bogeda Day qui coïncide avec l'attaque des "Z'oiseaux".
Je viens donc de revoir ce film, et quelques scènes sont très impressionnantes, et le plus fort c'est que ce sont des scènes où il ne se passe rien.
Le calme avant la tempête comme on dit.
Mais le silence au moment ou Tippi Hedren fume sa cigarette, et constate un, puis deux, puis trois, et là le génie de AH.
On zoome sur Tippi, son regard se fige, et nous retournons alors sur le terrain ds jeux des enfants, et c'est alors que nous apercevons une espèce de meute "calme" d'oiseaux perchés, en attendant l'attaque.
D'autres grandes scènes, mais le must étant la scène finale, avec la manière dont le silence règne au moment où les héros avancent au milieu de milliers d'oiseaux.
La scène est tout simplement dantesque.
Oui AH a su capter l'intensité dans certaines scènes "angoissantes", et même si ce n'est pas mon préféré, le revoir m'aura conforté dans l'idée que sir AH était quand même un homme bien à part dans ce monde étrange qu'est le cinéma.
Comme je le disais après psychose, le film qui a rendu crados les hommes et les femmes, tellement on avait peur de prendre une douche.
Et bien les oiseaux, c'est le film, où on scrute différemment le ciel dès qu'on entend une mouette dans les parages.
Et ça c'était aussi la force de sir AH.