Le parrain du bis érotique nous sort son joyau, le pinacle de sa carrière. Un véritable hommage à Franju, en presque mieux.
Grâce à René Chateau, nous avons un improbable mélange d’acteurs célèbres de films d’auteur, de séries B et du porno.
Et bien entendu c’est un putain de nanar. Mais un nanar qui arrive à se regarder sérieusement.
Tout est parfaitement léché, avec de très jolis plans, des acteurs qui oscillent entre le très médiocre et le convainquant. Mais on adore. On rigole, on se moque et on est écœuré. Car les effets spéciaux sont vraiment immondes, c’est du gore bien sadique façon torture porn. On se crispe très souvent face aux scènes immondes où tout est montré : arrachages de visages, décapitation à la tronçonneuse, membres tranchés… on en a pour notre argent.
Franco oblige, c’est légèrement érotique avec des scènes saphiques comme on aime.
L’enquête se suit sans aucun problème, même si les situations sont complètement connes, on prend plaisir à suivre l’histoire teinté de chirurgien incestueux, de docteur nazi et d’infirmière qui chasse des jeunettes en boîte de nuit. La bande originale synthpop/euro-disco est bien catchy comme on aime qui rythme bien le métrage. Ça pue les 80’s et on en redemande.
Enfin, cinéma français bis oblige, on a une incroyable photographie des rues décadentes de Paris à cette époque. Cette ambiance sans pareil que seule une production française saura nous fournir.
Bref les Prédateurs de la Nuit c’est un nanar grotesque, mais qui a une production de dingue. Grâce à ça, il peut s’apprécier comme une crème fraîche d’Isigny : en dessert, en entrée ou dans un plat principal. À consommer sans modération !