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Petite sensation du Festival de Cannes 2012, Les Saphirs est ce qu'on appelle un feel-good movie, et si ça n'a pas grand-chose à voir, ça m'a fait penser par moments à Muriel, autre grand film australien.
C'est partiellement tiré d'une histoire vraie, à savoir un groupe de soul avec trois sœurs aborigènes, ainsi que leur cousine, qui montent un groupe à l'aide de leur manager, nommé The Sapphires, et qui vont aller au Vietnam pour soutenir l'effort de guerre auprès des soldats australiens.
C'est peut-être dû à l'époque, mais ça rappelle aussi The supremes, avec Diana Ross, qu'on voit en photo de dos, et c'est le genre de films qui donne le sourire, malgré le contexte de la guerre. Car ce sont des filles qui ont leur caractère, surtout celle jouée par Deborah Mailman, qui est la chanteuse, et qui n'arrête pas de s'engueuler avec son manager, qui est le très bon Chris O'Dowd, un personnage irlandais qui boit de l'alcool comme certains du petit lait, et qui est à peine éméché.
Mais surtout, à travers leurs chansons, et leur couleur de peau, elles veulent mettre en avant l'héritage aborigène, passé sous silence à cette époque, ce qu'elles vont réussir à faire car elles auront un grand succès dans leur pays, mais guère plus loin, car l'amour va s'en mêler.
C'est également tourné au Vietnam, avec une reconstitution réussie des scènes de guerre, qui interviennent n'importe quand et n'importe où. Mais malgré ça, il y a quelque de positif qui se tire de ce film, à savoir l'acceptation de soi, le fait de ne pas reculer devant ses rêves, et cela permet tout dans la vie.
En plus, les chansons y sont plutôt bonnes, avec quelques reprises et ça donne quelque chose de très sympa, qui donne le sourire avec une fin faisant penser à Mamma Mia où ce sont les hommes qui démarrent la chanson finale.
Créée
le 4 mars 2018
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