Je vais pas faire croire que j’avais un quelconque espoir de trouver le film bon, au moins de pas passer un moment désagréable, parce que Lucas Belvaux a sûrement fait des films (voire des bons films), mais Des Hommes ressemblait à une descente d’organe de vieux en plein avc, un véritable foutoir chiant comme la pluie, où presque rien n’allait, à commencer par le jeu de Gégé à 5g dans le sang. Heureusement le petit Lucas s’est remis en question, les acteurs jouent toujours aussi atrocement mal MAIS ils sont cette fois en sous-jeu. Je vous avouerai que voir des acteurs (dont le pauvre Ramzy Bédia) parler comme des IA était une vision proche de l’enfer, et que si j’étais psychiatre, je pourrai en tirer de sérieuses conclusions quand aux problèmes de sociabilité de monsieur Belvaux, qui semble n’avoir jamais parlé à des gens de sa vie. Tout est dit, littéralement, sans emphase, sans autre intention que la lecture de texte, et où on a l’impression d’assister à une longue séance d’auto psychanalyse, à force de voir les personnages parler de leur hubris à la 3e personne du singulier (un peu comme Alain Delon).
C’est au mieux de la psychanalyse de riche, et si après beaucoup de distance pris avec ce vidéogramme, c'est hilarant, c’est au début somme toute douloureux.
Je ne vais pas développer sur la médiocrité de la mise en scène, si ce n’est que les Carpates ont désormais de très bonnes images stock et que la photo grise donne encore plus l’impression de voir un film noir réalisé par Jean Yanne.
Par clémence, je laisse un petit point pour Déborah François qui semble être sur un autre film tant elle est animée par plus d’émotions que le reste du casting. Et une mention aux doggos mignons et aux petites tranches de rire que je me suis tapé en tsum tsum grâce à eux, comme lorsque « MADAME » envisage le suicide en se roulant en boule sur le lit comme une ado de 13 ans qu’on a privé de Nintendo Switch. C’est dans ce genre de moment où le film devient tellement sûr de sa profondeur qu’il en devient exceptionnel, après tout, mieux vaut rire que pleurer.
Vous vous demandez sûrement pourquoi je me suis infligé une telle anémie, et la raison c’était la présence de Niels Schnider à mon avant-première… annulée dans la plus grande discrétion. Dommage, j’aurai aimé lui dire comme il est beau mais que son flow pue sa mère.
(j'écris plus de critiques ici car je suis sur Close-up, si ce genre de pétage de câble vous plaît j'en écrirait d'autres, promis).