Takashi Miike est tout simplement INDISPENSABLE. Il peut tout faire, c’t’homme là, didiou. Et comme c’est un homme et pas un superman – ou un Kubrick-, il peut aussi faire de la merde. Et il peut aussi faire un super thriller incroyablement sanglant, dérangeant, drôle, grinçant, avec des petites fautes merdiques, des faux pas ici et là, mais il le fait avec un tel entrain qu’on s’en fout. Oui, le film a sûrement une demi heure de trop, oui, y’a vraiment beaucoup trop de morts et de sang, mais c’est ce qui fait qu’on l’adore. Miike a un instinct de la caméra, un sens du montage, une voracité visuelle qui me laissent à chaque fois baba. Et tout ceci sans une once de prétention. Il cherche pas à nous montrer qu’il est un génie, le Miike, il s’amuse, tout en autodérision et en punk attitude. On commence par un thriller, puis une critique acide du système scolaire nippon, puis on part sur du sexe et de la manipulation, et puis on a toute une partie genre massacre à Columbine avec un fusil à pompe qui éclate les tympans et la version jazzy de Mack the Knife comme bande son. Mini spoiler :
juste pour jouer avec nos nerfs, Miike se fend d’un petit « to be continued » intox à la fin
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