Avoir lu en accroche « les murs se souviennent de ce qu’il veut oublier » m’a fait me souvenir de « Et chaque meuble se souvient », dans La Chanson des Vieux Amants de Brel, de même qu’une courte scène de partie d’échecs entre un homme et une femme a suffi à me faire rechercher l’année de sortie de L’Affaire Crown, réponse : 1968, trois ans après.
Le film commence par une définition du mot auquel le titre se résume par un dénommé Freud, Sigismund, je crois. Ça vous dit quelque chose ?
En fond d’écran, on a une vue aérienne qu’on aura souvent dans le film, sur « les chevaux d’la mer » qui « fracassent leur crinière » comme disait Ferré, deuxième référence à une chanson, dans Comme à Ostende, sauf que ça ne se passe pas à Ostende et qu’il n’y a pas derrière un « casino désert » comme dit Léo.
Il y a seulement, en guise de désert, une sorte de manoir où arrivent quatre personnages, deux hommes, l’un qui me fait vite penser à Giancarlo Giannini (sauf qu’au générique de la version proposée par la chaine à un abonné tel que moi, son nom ne figure pas au générique et ce n’est qu’à la fin que je fais le lien avec celui que j’ai lu, à savoir John Charles Johns) et l’autre qui me fait penser à personne, deux hommes donc et deux femmes, une blonde style futile aux cheveux longs et dénoués contre une brune profonde cheveux moins longs et très noués. C’est la seconde qui m’intéresse. Normal : c’est pour elle qu’ayant vu au générique son vrai nom cette fois, Dominique Boschero, et pas sa traduction anglaise, j’ai voulu continuer à regarder ça.
En effet, le titre, lui, totalement inconnu de l’auteur de cet article, me faisait craindre le pire. Et finalement, jusqu’à la toute dernière image, ne me demandez pas laquelle, si ce n’est pas « le meilleur » que j’ai vu, c’est quand même pas mal dans le genre, un genre très proche de celui de Scream of Fear, vu récemment avec une autre de mon panthéon, Susan Strasberg, aux prises comme Giancarlo ici avec les fantômes lourd du passé paternel dans un lieu qui surplombe dangereusement la mer.
Et lui aussi, comme Susan, ou Margaret Lockwood dans A Lady Vanishes, est sûr d’avoir vu ce que les autres sont sûrs qu’il ne peut avoir vu.
En tout cas, moi je suis sûr d’avoir vu Libido et d’avoir bien aimé.