Après The Climb, Michael Angelo Covino persiste et signe dans la comédie avec Libre Échange. Et il y a une forme de continuité derrière l'histoire de cet amour libre qui précipite notre héros dans un méli-mélo résolument détonnant. Mais avant d'en venir là, il faut bien dire qu'on s'amuse beaucoup et ce pour trois raisons. Un, l'écriture est plus fine qu'il n'y parait et elle apporte son lot de dialogues absurdes. Deux, la mise en scène au millimètre s'adapte aussi bien aux échanges (au propre comme au figuré) qu'aux séquences les plus barrés. Il y a plusieurs idées de mise en scène tordantes, comme ce générique, ce plan-séquence où défile les passades et évidemment cette baston interminable petit précis d'humour slapstick qui fait tant de bien. Enfin, le casting est tout simplement parfait du premier au dernier rôle. Chacun a l'espace pour révéler une part comique et une dimension pathétique à son personnage. Michael Angelo Covino et son comparse Kyle Marvin parviennent également à ajouter une couche mélancolique à ces quadras en pleine crise. Son seul (et gros) défaut tient à cette résolution qui rentre dans le rang alors que Libre Échange aurait pu tout à fait continuer à dérouler son savoir-faire de comédie bien montée.