9
le 6 janv. 2022
SuivreThere Will Be Love
Nous ne sommes pas de grands fans du cinéma souvent lourd, emphatique, très calculé dans ses effets de Paul Thomas Anderson, à notre avis un disciple surdoué de Scorsese ayant trop souvent basculé du...
Tiens, Paul Thomas Anderson : je ne pensais presque plus à lui ! J'avais pourtant aimé son « Phantom Thread », dernier film en date, et le voir s'essayer quasiment à la comédie nostalgique ne pouvait que susciter la curiosité. Et c'est vrai que sans être son meilleur film, ni susciter l'enthousiasme complet, il y a de quoi être séduit par cette plongée dans les 70's, à grands coups de vêtements, de musique, de couleurs, de photographie vintage et surtout de personnages étonnants, à la fois très contemporains dans leurs aspirations et très ancrés dans leur époque.
Il y a bien quelques longueurs, notamment au début, mais nous sommes rapidement séduits par le charme qui se dégage de cette chronique ressemblant presque à une fresque, retraçant certains grands événements de l'époque et ce qui en était emblématique (le cinéma et les excès de ses stars, la corruption politique, l'auto-entreprenariat, la soif de liberté), sans que le réalisateur ne perde de vue son point de départ initial : les turpitudes amoureuses entre un jeune homme et une femme (légèrement) plus âgée, tous deux écrits avec nuance et intelligence, sans idéalisation, interprétés avec ferveur par Cooper Hoffman (pas encore au niveau de son père mais plutôt prometteur) et surtout l'étrangement séduisante Alana Haim, élégante au possible et que je ne connais pas en tant que chanteuse, mais excellente actrice, au charme intense.
Avec au passage quelques grands noms apparaissant quelques minutes (Sean Penn, Bradley Cooper, Tom Waits), illustrant avec ferveur (et pas mal d'outrances) ces années 70 hautement cinégéniques portées avec la maîtrise, voire la virtuosité d'un des grands réalisateurs actuels, aussi inégal puisse t-il être : pas la grande œuvre espérée en rentrant dans la salle, ne séduisant pas autant que nous aurions pu l'espérer, mais certainement l'un des titres qui reviendra le plus souvent lors des classements de fin d'année : quoiqu'il en soit, ce « Licorice Pizza » est à voir.
Cet utilisateur l'a également ajouté à ses listes Les meilleurs films de Paul Thomas Anderson, Les meilleurs films de 2022 et Les meilleurs films avec Bradley Cooper
Créée
le 17 août 2022
Critique lue 75 fois
9
le 6 janv. 2022
SuivreNous ne sommes pas de grands fans du cinéma souvent lourd, emphatique, très calculé dans ses effets de Paul Thomas Anderson, à notre avis un disciple surdoué de Scorsese ayant trop souvent basculé du...
4
le 8 janv. 2022
SuivreOn pourrait tout envier aux années 70 : la société de consommation semblait encore parée de quelques bonnes intentions, la sexualité enfin débridée, et l’engagement humaniste s’imposait comme une...
7
le 31 janv. 2022
SuivreSur le papier le film avait tout pour me plaire puisqu'il s'agit d'une romance estivale, mais cette romance est réalisée par Paul Thomas Anderson dont le cinéma ne m'intéresse plus réellement depuis...
3
le 11 mai 2019
SuivreJe garde un assez bon souvenir des « Petits mouchoirs », que je n'ai pas revu depuis sa sortie (ce que je ferais prochainement). J'avais ainsi bon espoir que Guillaume Canet soit capable de...
5
le 7 nov. 2021
Suivrele 29 juil. 2026
Cinq ans d'attente, avant que la crise sanitaire prolonge d'une nouvelle année et demie la sortie de ce 25ème opus, accentuant une attente déjà immense due, bien sûr, à la dernière de Daniel Craig...
3
le 25 sept. 2021
SuivreJe le sentais bien, pourtant. Même si je n'avais pas aimé « Momo », adapté du même Sébastien Thiéry, cela avait l'air à la fois provocateur et percutant, graveleux et incisif, original et décalé,...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème