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le 4 nov. 2015
SuivreMotion capture.
Il faut un minimum de culture contextuelle pour entrer dans Life, un film qui se mérite et ne cherche pas la facilité en dépit de son potentiel de séduction. Connaitre son réalisateur, Anton...
Photographe de son métier, Anton Corbijn creuse avec Life la relation quasi-mystique entre celui-ci et son sujet, tombe d'une passion éphémère retransmise avec une certaine justesse dans son film. Qui de mieux qu'un mythe prématuré comme James Dean pour un tel portrait, encore aujourd'hui spectre d'une folie hollywoodienne, que Corbijn pose constamment au creux de la romance sous-jacente avec le photographe Dennis Stock, de la fascination au rejet en passant par la jalousie. Leur relation est plutôt subtile, presque funèbre, où la mort hors-champ de l'icône et l'extermination des stars par l'industrie se couplent au fatal embrasement du lien entre les deux artistes devant et derrière la caméra. DeHaan et Pattinson, l'un charnel, l'autre ankylosé, donnent alors une belle texture au cœur de ce film nettement exigeant. Spleen vaporeux entre deux incandescences écarlates, Life tend à se perdre dans quelques menues longueurs et élans verbeux, mais ce serait se détourner de l'ampleur déconcertante de sa mélancolie et de son amertume, les tripes de la légende.
Créée
le 20 sept. 2015
Critique lue 314 fois
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le 4 nov. 2015
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