Avec Like Someone in Love, Abbas Kiarostami déplace son regard vers le Japon, mais continue de sonder l’âme humaine avec une précision troublante. Derrière une mise en scène épurée, silencieuse et distante, se cachent des tensions invisibles, des solitudes urbaines et des liens ambigus, aussi fragiles que bouleversants.
La relation entre une jeune escort girl et un vieux professeur ne suit aucun code narratif classique : elle interroge, dérange, émeut. Kiarostami filme le doute, l’attente, l’incommunicabilité – et c’est précisément ce qui m’a touché. Chaque plan est une énigme, chaque silence, un cri étouffé.
Malgré une frustration légère face à une fin abrupte, j’ai noté ce film 8/10 pour son audace subtile et son pouvoir de résonance. Un cinéma du flou, mais jamais flou dans son intention : révéler l’humain, quand il se tait.