"Liliom" – 1934 de Fritz Lang ressemble à un pensum alimentaire dans le style du réalisme poétique en vogue à l'époque en France, mâtiné d'un peu de fantastique. L'on ne sait trop que penser de cet opus hybride. L'on peut en retenir trois séquences : l'annonce embarrassée de Julie à Liliom, où l'actrice parvient à transmettre une émotion ; Liliom mort sur son brancard qui, par le cadrage parfaitement symétrique du gisant de profil, est une réplique exacte du Siegfried mort sur son brancard ; l'apparition inattendue des deux agents de la police-de-dieu.
La caractérisation de Liliom est trop instable et versatile pour en faire un personnage consistant.
La critique sociale reste inframince et verse dans le badinage une fois atteint le monde céleste – un reflet terrestre en moins crasseux et plus moralisant.
Nota : le grisonnement post-mortem n'est-il pas une solution ridicule pour marquer le passage du temps ?