Oh des intros comme celle de ce "Limitless", j'en demanderais tous les jours ! Bourré de trouvailles visuelles et rythmé comme il se doit, le début de ce film m'a tout de suite accroché et cela bien comme il se doit. Moi j'aime bien les films qui partent vite et savent poser habilement les principales lignes de ses personnages et de son intrigue, attendant le reste du métrage pour développer. Avec "Limitless" c'est le cas, et pendant une bonne heure je pensais bien tenir une pépite entre les mains tant la mécanique était huilée et l'évolution de cet écrivain au cerveau shooté prenait une trame intéressante et originale. Ce qui est dommage, c'est qu'arrivé à la moitié de son périple, Neil Burger semble manquer d'imagination et rentre tout de suite dans les rails d'un thriller où le scénario n'est plus qu'un gadget, le propos amorcé passant totalement à l'as. Bien dommage dis-je car, d'un film bien mené et bien ficelé, ce "Limitless" redescend progressivement au rang de banal thriller sans réel propos ni véritable imagination. Au final, certains s'en contenteront sûrement, mais pour ma part j'avoue garder un petit d'amertume pour ce que je perçois comme un petit gâchis, même si au final, ce sentiment s'estompe tout de même face au plaisir pris au début. Pas à une valeur sûre donc ce "Limitless", du moins à mes yeux, mais en ces temps de fête du cinéma, ça peut valoir malgré tout qu'on s'y hasarde un peu...