Le film Little Big Man est le récit passionnant du parcours de Jack Crabb, un jeune Blanc dont la famille de colons est massacrée. Élevé au milieu des Indiens, il oscille entre le monde des Blancs et celui des Indiens. Il est sans cesse balloté par des événements qui le dépassent complètement (massacres, guerres, changements de société), et ses choix sont souvent dictés par la peur ou par la nécessité. Cette attitude peut parfois donner l’image d’un personnage lâche, davantage préoccupé par sa survie que par ses valeurs.
Le personnage de Jack Crabb, surnommé par les Indiens pour son grand courage, est interprété par l’époustouflant Dustin Hoffman (Rain Man, Kramer contre Kramer…). Au fil du film, ses transformations sont étonnantes : il parvient à faire évoluer ses gestes et ses mimiques au fil des étapes de la vie de son personnage.
Little Big Man est un western atypique par son mélange des genres : aventure, burlesque, histoire et drame. Le film offre de très belles images de paysages et m’a donné envie de revoir « Danse avec les loups » de James Cameroun. J’ai eu l’impression d’assister à un spectacle épique grâce à ses décors fabuleux, ses costumes et le réalisme de ses personnages historiques.
Les scènes de massacres envers les Indiens sont particulièrement révoltantes par la cruauté des colons blancs. Pourtant, le film présente quelques maladresses : le montage est parfois précipité et saccadé, comme pour faire avancer plus vite l’histoire de Jack Crabb.
Bien que peu présente à l’écran, l’actrice Faye Dunaway (La Tour infernale, Supergirl) est marquante et apporte une touche d’humour dans le rôle d’une femme coquette et élégante.
J’ai bien aimé ce film. C’est une belle découverte, à la fois divertissante et marquante.