Jalal Merhi est un ex-flic reconverti en agent de sécurité. Premier jour de prise de fonction, un braco, une fusillade, sa femme meurt (par sa faute), il est viré. Cinq ans plus tard, le voilà chauffeur-livreur à son compte, il vit et dort dans son camtar floqué du nom de son auto-entreprise G.O.D (Guaranted Overnight Delivery) - également titre original du film. Mais dans une grosse malle qu'il a l'interdiction d'ouvrir durant le transport, il découvre une jeune femme. Vengeance !
Car oui, le scénario fait bien les choses : le responsable de cette traite humaine est Olivier Gruner, par ailleurs bogoss collectionneur d'art et braqueur d'il y a cinq ans. Livraison dangereuse applique sa formule de pseudo-polar bagarre au jeu du chat et de la souris entre Jalal et l'équipe des méchants, à qui va finalement niquer l'autre avec une jeune femme en cash price. David Carradine passe faire coucou 1 minute montre en main au début du film, avant de venir fermer la boutique dans les deux dernières séquences.
Niveau action, il faudra se contenter de quelques bourre-pifs distribués par Jalal Merhi et de la trogne des sbires de l'entrepôt désaffecté final. Rien de vraiment nanar dans ce produit très calibré, réalisé par Dean Rusu (2 films pour toute carrière) et produit par Film One et Pastiche Production (!). Allez, on s'amusera de cette scène hallucinante où la jeune naïve (jolie Justine Priestley) libère le frère de Gruner, détenu par Jalal, pour qu'il aille pisser : le gars s'enfuit en courant... puis revient gentiment se faire remenotter, une fois la vessie soulagée ! Sa justification de prise de conscience rédemptrice apparait tellement improbable qu'elle participe au caractère imprévisible du déroulé de la conclusion du film.