Situé quelque part entre Rock’n’ Roll High School (Allan Arkush, 1979) et An American Werewolf in London (John Landis, 1981), la tonalité burlesque en moins, Lone Wolf apporte au monstre iconique un traitement plutôt original en l’inscrivant au centre d’un faisceau d’influences propres à son époque : l’informatique permet de pister la créature comme le proposait déjà – et en mieux – Alien (1979) de Ridley Scott, le rock sert d’exutoire à des adolescents sinon marginaux et marginalisés par une culture alternative en décalage avec celle de leurs aînés. Le récit privilégie aux attaques et à la tension les séquences de groupes, soit lors des concerts soit pendant les cours ou les interclasses ; le loup-garou, dans tout cela, erre comme une âme en peine sans véritablement hanter les rues et les alentours du lycée – cette hantise relève davantage des intentions du scénario, martelée par les dialogues –, variation autour du bourreau du slasher, apparaît par mains ou masque interposés, ce qui n’est pas sans rappeler les séries B des années 50 telles que l’amusant I Was a Teenage Werewolf (Gene Fowler Jr., 1957). On ne pourra qu’être déçu par lesdites apparitions, suggestives faute d’un budget suffisant et d’un savoir-faire horrifique véritable ; l’ambiance électronique singe le style John Carpenter ; la mise en scène reste approximative. Manque à ce nanar sympathique une identité.