Curieux film. Plutôt à voir, sans convaincre totalement. Clairement pensé pour les amateurs de « thriller horrifique », Osgood Perkins (oui, oui, le fils d'Anthony) témoigne d'un certain savoir-faire pour imposer une ambiance glauque, inquiétante, légèrement malsaine. Le scénario existe, contenant même quelques bonnes idées et évitant globalement le grand-guignol. Maintenant, il faut aussi reconnaître que « Longlegs » a du mal à dépasser ce statut de série B bien foutue, à l'image de son final un peu trop court mais percutant, sans pour autant convaincre totalement.
Cela reste un peu confus, l'intégration du tueur en série au récit manque parfois de fluidité, cette tournure sataniste m'ayant laissé plus dubitatif qu'autre chose. Reste, ÉVIDEMMENT, l'attraction absolue du film : un Nicolas Cage totalement inattendu, étrange, déconcertant sous un maquillage invraisemblable, dont l'écriture moyenne du rôle et la présence relativement limitée à l'écran l'empêche, malheureusement, de rejoindre la famille des grands « boogeymen » du cinéma. Vraie curiosité, donc, comptant d'évidents atouts dans son jeu (générique final intégré), à défaut de la nouvelle référence du genre qu'il semblait espérer devenir.