La première heure est pas mal. L'idée de créer des acteurs virtuels par ordinateur à partir de vraies personnes est originale - pour l'époque -, tout comme l'idée d'utiliser l'hypnose dans la publicité (ça m'a rappelé un épisode du Prisonnier). Le charisme d'Albert Finney n'a aucun mal à nous entraîner dans cette enquête au sein d'un groupe industriel menant des expériences inquiétantes et mystérieuses dans le but de faire consommer le spectateur.
Mais au bout d'une heure, l'histoire devient nettement moins passionnante, se réduisant à une longue (plus de 30 minutes) course-poursuite et des échanges de coups de feu dans différents lieux jusqu'à la fin.
Et finalement, on ne comprend pas pourquoi les trois mannequins du début ont été exécutés, comme si l'objet de l'enquête avait été abandonné en cours de route. De même, l'assassin laisse des éléments compromettants sur le lieu du crime qui feraient de Finney le suspect principal, mais là encore, l'idée semble laissée de côté. On voit les flics au début, mais on ne les voit pratiquement plus après. On a la bizarre impression d'avoir vu deux films différents collés ensemble, le premier multipliant les pistes, et le deuxième privilégiant l'action, en oubliant de répondre aux questions posées au début.