En tant que fan dévouée de Jeremy Ferrari, j’ai eu la brillante idée — que dis-je, l’élan héroïque — de sacrifier mon samedi soir pour son nouveau film. Résultat : j’aurais du rester chez moi. Les personnages sont aussi profonds qu’une flaque d’eau en août, et les acteurs récitent leurs répliques comme s’ils lisaient la notice d’un grille-pain. La seule performance notable est celle d’Eric Judor (et je suis très généreuse).
Quant à Noé, le personnage « BG officiel » taillé sur mesure pour Ferrari, il passe l’intégralité du film à mépriser ses deux compères « gogoles », ce qui constitue visiblement l’arc narratif principal.
Fait troublant, une dame riait à gorge déployée pendant toute la séance. Soit elle regardait un autre film dans sa tête, soit elle était envoyée par la production pour sauver les meubles. J’hésite encore…