Antonio surnommé le Tigre et Estrella sa soeur sont scaphandriers.
Antonio divorcé (divorce houleux, sans intérêt) et père de deux jeunes enfants vit chez sa soeur. Leur activité est en grande partie liée à l'industrie pétrolière. Toutes les trois semaines ils sont chargés de contrôler un porte-conteneurs. Lors d'une de ses plongées, Antonio découvre une importante cargaison de drogue dissimulée sous le cargo. En conflit permanent avec la mère de ses enfants et parce qu'il ne parvient pas à lui verser de pension alimentaire, il a l'idée lumineuse de subtiliser une partie du butin qui après revente résoudra ses problèmes financiers. D'abord réticente, Estrella avec qui il partage le secret, accepte finalement de l'aider. La jeune femme est par ailleurs biologiste et trouve une idée très astucieuse pour siphonner la très lucrative poudre blanche.
Comme pour La isla minima, oeuvre majeure du cinéaste qui avait emballé la critique et le public (sauf moi), ce Los tigres met une nouvelle fois les mêmes en joie (toujours sans moi).
Sous prétexte de filmer un monde et une profession qui semblent le fasciner, le réalisateur nous immerge la moitié du temps à la suite de son plongeur sans qu'on ne comprenne rien à ce qu'il traficote sous la mer. Plutôt que faire un documentaire, il greffe à cette activité particulière une histoire sociale (ce métier est dur et pas très lucratif), et familiale pleine de traumas d'enfance (Estrella en veut à son frère de s'être fait passer pour un meilleur plongeur aux yeux de feu leur père alors que c'est pas vrai, na !) avec rebondissements aussi invraisemblables qu'incompréhensibles parfois.
Passer près d'une heure sous l'eau pourrait être un plaisant voyage mais ici on n'est pas 20 000 lieux sous les mers ou chez Cousteau... Les fonds marins ne sont pas peuplés de créatures fantastiques ou de magnifiques poissons multicolores, les abysses de Rodriguez sont sombres et cracras et on y comprend rien. Ah oui, je l'ai déjà dit.
Je ne m'étale pas davantage. Malgré deux formidables acteurs qui mouillent la combinaison, malgré leur belle relation fraternelle, l'ennui est considérable et l'intérêt grandement limité.