Lost in the night est un film surprenant, son titre évoque la nuit, il se déroulera quasiment exclusivement de jour, il commence comme une sorte de thriller politique, il n'en sera pas question par la suite... On développe une histoire d'amour de manière assez crue et explicite avant de totalement saborder le personnage féminin on ne sait pas trop pourquoi...


On ne sait jamais ce que l'on regarde véritablement, surtout qu'au début du film aucun plan ne dure plus de deux secondes, tout s'enchaine très vite, comme s'il y avait une volonté d'avoir un côté nerveux et frénétique, où tout est important et où il y a trop de choses à dire et à montrer... Puis le rythme se calme, le film se pose, on a limite des moments qui sont juste là pour servir l'intrigue... avec un certain côté universel, avant de tomber dans son final dans le symbolisme le plus grossier.


Le film part dans différentes propositions formelles, narratives, pas forcément cohérentes entre elles et sans réussir à totalement retomber sur ses pattes. Lost in the night est un film maladroit. Il y a plein d'aspects intéressants, mais ça n'est jamais totalement abouti.


Il y a un côté un peu frustrant. Par exemple l'artiste qui a une sorte d'iroquoise, qui est violent avec sa femme (mais qui semble aimer ça sexuellement), est une figure assez trouble, on ne sait pas trop où le placer dans tout ça. Et là il se met à nu, augmentant encore son côté trouble et son aspect insaisissable avant de dès la scène suivante faire sauter toute ambiguïté. Je ne comprends pas comment le réalisateur peut systématiquement mettre un truc en place pour le saborder.


Finalement l'aspect politique est quasiment absent, ça ne dénonce pas grand chose, c'est un peu vain...

Et on ressort de là avec l'impression qu'on aurait dû avoir deux films différents, un sur des ados qui s'ennuient et se cherchent et un autre avec une enquête, les deux cohabitant assez mal ensemble.

Moizi
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le 24 sept. 2023

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