Une comédie romantique formatée et sans grande originalité, qui titille gentiment les fantasmes de la ménagère américaine. Le scénario enchaîne les situations invraisemblables sans réelle cohérence, donnant parfois l’impression d’une suite de sketches. Malgré tout, quelques scènes piquantes et une ambiance légère permettent au film de rester plaisant à regarder, à défaut d’être mémorable.
La thématique centrale sur les relations père/fils est abordée de façon assez convenue. Gerard Butler assure juste le nécessaire dans un rôle taillé pour lui, celui d’une ancienne star du foot reconvertie en coach charismatique venu d’Europe, clairement inspiré par la « Beckham-mania » qui régnait alors aux États-Unis. Il incarne ce « sex-symbol » pour ménagère avec efficacité, même si le personnage manque de profondeur.
Les seconds rôles masculins très caricaturaux, comme le proprio voyeuriste ou l’homme d’affaires possessif campé par Dennis Quaid, apportent une touche de burlesque bienvenue à l’ensemble. Côté féminin, l’évocation du casting aurait de quoi faire bander n’importe quel ado des années 90 : Catherine Zeta-Jones, Uma Thurman et Jessica Biel forment les « Avengeuses » de la milf hollywoodienne, venues exhiber leurs charmes éprouvés et prendre leur pied dans des rôles de nymphomanes assez jubilatoires. Seule Jessica Biel hérite d’un personnage offrant une véritable épaisseur dramatique, elle en tire une performance touchante, incarnant avec justesse une mère désabusée, tiraillée entre espoirs déçus et élans du cœur.