Love Manager
4.6
Love Manager

Film de Stephen Belber (2009)

Rom com avec steve zahn en homme enfant ? Mais c'est immonde!

Le postulat est une romance banale entre "un homme enfant un peu idiot" (Tom Hanks dans BIG, mais ici aucune explication n'est donnée pour expliquer sa condition de retardé mental) et une "busy working girl" (comme dans n'importe quelle romcom).

Le scénario est nul, bon, ça c'est habituel. Mais là, le problème le plus ahurissant, c'est que le personage principal (et prospect amoureux pour Jennifer) est non seulement sans autre trait de personnalité que d'être retardé et malaisant, mais est aussi joué par un acteur dépourvu de tout charisme et littéralement hideux, ce qui exacerbe l'invraissemblance de cette proposition qui n'est bâtie sur rien en termes de caractérisation. Regardez le poster: le couple d'acteurs est si disparate que ça en fait mal aux yeux.


Tout est possible au cinéma, mais il faut construire et justifier les situations que l'on désire mettre en scène. Par exemple, dans le nanar franchouillard "Comment réussir quand on est con et pleurnichard", Jane Birkin craque sur Jean Carmet et couche avec lui par desir , et Audiard justifie cette situation en donnant au personnage de Birkin une passion pour les cons: son personage a un "con fetish"; elle est à la recherche du con absolu, et quand elle trouve Jean Carmet, il représente pour elle "la synthèse" du con, et elle craque. Audiard a caractérisé ses personnages de façon à ce que les scènes qu'il veut filmer soient vraisemblables dans l'univers de son histoire. Résultat, le spectateur accepte avec un grand sourire de suivre Audiard dans son delire.

Ici, absolument aucune raison n'est donnée au spectateur pour justifier que le personnage de Jennifer désire spontanément coucher avec un homme assexué et attardé mental, qui n'est ni drole, ni intelligent, ni charmant, ni charismatique, et dont l'apparence est minable. Et encore moins qu'elle tombe ensuite amoureuse de "ça". Sans justification aucune pour cette dynamique forcée et invraissemblabe entre les personnages, ce film est simplement débile. Pour le reste, même si on essaie de faire fi de l'aberration du postulat de depart, il n'y a rien à se mettre sous la dent dans ce scénario: les deux personnages sont à peine bâtis sur des clichés sans recherche, et leur love story est forcée et entierement previsible. La trame n'offre pas de twists, pas de hooks, c'est la sempiternelle formule de la romcom hollywoodienne, niveau straight-to-DVD, mais avec Steve Zahn terriblement miscast dans le rôle du lead masculin (ce qui la rend pour moi "straight to the garbage bin").


Pour conclure, ces rom-coms génériques sont généralement de simples prétextes pour passer une heure et demie en compagnie de deux acteurs séduisants et magnétiques. Mais qui donc a donné le feu vert pour mettre ce Steve Zahn ici ? ca ne peut etre que quelqu'un qui visait un public d'idiots. Je ne sais pas pour vous, mais si déjà on fait dans l'immonde, je préfère aller visionner "Bad Taste" pour une Nieme fois!

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le 10 sept. 2025

Modifiée

le 10 mars 2026

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