La vie quotidienne de Seconda, 32 ans, souffrant d’agoraphobie prend un tour nouveau lorsque sa mère meurt et que son père l’abandonne. Pas d'Elvis Presley dans Love me tender mais une héroïne pour le moins perturbée puisque n'ayant pas quitté son appartement depuis 9 mois. On se souvient de plusieurs films suisses (alémaniques) plutôt singuliers et celui-ci ne déroge pas à la règle même si l'on y parle italien. Le traitement de la phobie de la jeune femme est largement empreint d'humour, absurde et qui aurait tendance à sidérer autant qu'à faire sourire. L'actrice principale, Barbara Giordano, est de tous les plans et elle est exceptionnelle. Cependant, faute d'une mise en scène inventive, Love me tender ne peut être qualifiée de réussite complète.