5
8156 critiques
Son fils, sa bataille
Adapté librement du livre éponyme et autobiographique de Constance Debré, Love me Tender est une épreuve pour son héroïne à l'écran, une Vicky Krieps qui se livre corps et âme, dans le rôle...
le 30 juin 2025
J’ai lu Love Me Tender à sa sortie en 2020. Regarder le film, c’était comme le revivre. Corps et âme en parfaite synchronie avec Clémence — et pourtant, quelque chose se déchire en moi. Cette « indécence » de simplement vivre — prise entre une vie bourgeoise et des espaces plus précaires, plus queer, inclassables. Clémence ne fait pas que les traverser — elle les habite. Par son passé d’avocate pénaliste. Par les auteurs qu’elle lit — des grands noms de la littérature à Hervé Guibert. Par son refus de jouer le rôle attendu. Elle quitte son mari. Elle perd la garde — en grande partie à cause de l’exaspérant Laurent, brillamment joué par Antoine Reinartz ! Le film rend tout plus tranchant que le livre : le deuil, l’injustice, l’amour mis en procès. Nous avons pleuré — moi et les gens autour de moi au Festival de Fesses 2025 — non seulement pour le lien mère-fils, mais pour cette violence sourde d’être regardée, jugée. Par l’ex, les tribunaux, la société.
On comprend pourquoi on peut tomber amoureux·se de Clémence. Même dans les scènes d’amour — sensuelles, exposées, parfois dérangeantes. Les femmes avec qui elle couche semblent porter sa douleur avant de partir. Elle essaie de combler un vide — peut-être celui laissé par la mort de sa mère, au même âge. Un passé non réglé, laissé volontairement ambigu.
Ce n’est pas simplement un « film lesbien » — à moins qu’on ne reprenne le classement de Cannes cette année, qui en a fait l’un des trois du genre (les Trois Mousquetaires ?). C’est un film politique. Sur la loi, l’amour, la survie. Vicky Krieps n’imite pas Debré. Elle la transfigure. Ce n’est pas une performance — c’est une incarnation. Un geste vécu.
Merci au Festival de Fesses pour cette projection inoubliable — et pour le mousqueton comme dans le livre. Je ne l’ai pas repéré à l’écran, mais j’ai adoré le blouson Harrington à doublure tartan.
https://www.instagram.com/p/DLNoszloDCD/?igsh=ZWU2MHk0dmJyb2No
Créée
le 22 juin 2025
Critique lue 574 fois
5
8156 critiques
Adapté librement du livre éponyme et autobiographique de Constance Debré, Love me Tender est une épreuve pour son héroïne à l'écran, une Vicky Krieps qui se livre corps et âme, dans le rôle...
le 30 juin 2025
8
43 critiques
Après De l’or pour les chiens, premier long-métrage remarqué à la Semaine de la Critique du Festival du Film Francophone d'Angoulême 2020, Anna Cazenave Cambet est de retour avec l’adaptation libre...
le 4 déc. 2025
8
61 critiques
C’est un récit complet, remplie d’une puissance dont on avait besoin en cette fin d’année. L’histoire d’une mère lesbienne à qui on arrache la garde de son fils. L’histoire d’un pervers narcissique...
le 11 déc. 2025
10
119 critiques
J’ai lu Love Me Tender à sa sortie en 2020. Regarder le film, c’était comme le revivre. Corps et âme en parfaite synchronie avec Clémence — et pourtant, quelque chose se déchire en moi. Cette «...
le 22 juin 2025
8
119 critiques
Réalisé par Anne Le Ny, Dis-moi juste que tu m’aimes explore avec subtilité les tourments de l’âme humaine. De retour à Vannes après un exil de vingt ans, Anaëlle (Vanessa Paradis) ouvre un bar chic,...
le 22 févr. 2025
2
119 critiques
Femme de ménage : sacré manque de talent. Qu’a donc Sidney Sweeney ? Je n’ai jamais vu une actrice aussi dépourvue de talent. Les scènes de sexe entre ces monstres… c’était censé être une comédie ?Je...
le 21 déc. 2025
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème