Quand des producteurs se sentent obligés de profiter du succès d'un reality show pour vendre un film, c'est que les carottes sont vraiment cuites. Love's Kitchen, c'est la version gnian-gnian de Hell's Kitchen, mais toujours avec Gordon Ramsay, y faisant quelques apparitions dans son propre rôle. Tout ça par d'une histoire téléphonée de bonhomme qui a perdu sa femme alors qu'il connaissait le succès dans la restauration, et qui a tout laissé tombé. Sans que l'on sache trop pourquoi, il reprend du poil de la bête et décide de poursuivre l'entreprise de sa femme, qui voulait racheter un boui-boui en campagne pour en faire un bon petit restau gastronomique. Evidemment il y a la vilaine critique qui est dans les parages, mais bien entendu, c'est Claire Forlani, et quand y'a Claire Forlani, ça finit souvent au lit. Ça ne manque pas, et tous les clichés nous sont servis, et même si des fois on peut tolérer la prévisibilité, la réalisation d'une platitude à endormir un GI sous amphétamines nous achève, et l'on regrette d'avoir accordé sa chance à cette bobine (pourtant le synopsis annonçait la couleur, mais il était presque impensable que le métrage puisse être encore plus con que celui-ci, et pourtant...).



Bref, Love's Kitchen est plus qu'une déception, c'est un téléfilm plus merdique qu'un roman Arlequin dont l'écriture et la mise en scène manquent totalement d'inspiration. C'est dommage, car on avait un casting quand même pas trop dégueux, avec Dougray Scott en rôle principal, ainsi que Claire Forlani, qui depuis les années 90 cachetonne dans toutes sortes de navets, puis Simon Callow, dont on se souvient pour Quatre Mariages et un enterrement, et enfin Gordon Ramsay, qui est celui qui fait presque le plus pitié à voir, tant son personnage a été émasculé, les fuck et cie ayant tout bonnement été supprimés afin de ne pas choquer les pucelles.
Pour conclure, à moins d'être un fan inconditionnel de Scott ou Forlani, ou encore de bobines à l'eau de rose ne réservant aucune surprises, vous ne trouverez pas ici l'oeuvre qui vous donnera du baume au coeur. A l'inverse, si vous avez 14 ans et que vous êtes insatiable du genre (et idéalement possédez un QI de batracien), vous pourrez toujours y jeter un oeil, avant de l'oublier.
Mention spéciale pour Simon Callow, qui est le seul ayant eu le droit à un rôle lui correspondant. Certes il ne fait pas autant rire que dans Quatre mariages et un enterrement, mais sa prestation aura été l'anti-vomitif indispensable afin de supporter cette pellicule.
SlashersHouse
1
Écrit par

Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste [DTV] Le pire de 2012

Créée

le 24 mars 2012

Critique lue 631 fois

SlashersHouse

Écrit par

Critique lue 631 fois

3

D'autres avis sur Love's Kitchen

Love's Kitchen

Love's Kitchen

1

SlashersHouse

806 critiques

Un film à vous filer la gerbe.

Quand des producteurs se sentent obligés de profiter du succès d'un reality show pour vendre un film, c'est que les carottes sont vraiment cuites. Love's Kitchen, c'est la version gnian-gnian de...

le 24 mars 2012

Love's Kitchen

Love's Kitchen

1

TrynKa

143 critiques

Les feux du glamour ou le piano du diable ?

Aucune note ne peut exprimer les qualités véritables de cette merveille de film. Est-ce un film au fait ? Considérons qu'un film est toute chose susceptible d'être regardée via un écran - quel qu'il...

le 3 juin 2015

Love's Kitchen

Love's Kitchen

1

LoreneGeeghrei

105 critiques

Même pas digne d'un téléfilm "Un jour une histoire" de M6

Ma critique pourrait être longue tellement il y a des choses qui ne vont pas dans ce film (si on peut appeler cela comme ça). Le synopsis ne laissait pourtant pas de doute sur le niveau général,...

le 28 févr. 2013

Du même critique

God Bless America

God Bless America

9

SlashersHouse

806 critiques

This is the best day ever !

Qui aurait pu dire que Bobcat Goldthwait, auteur de World's Greatest Dead, laisserait tomber la critique fine pour la pochade délurée et immorale ? Un coup de sang après avoir zappé, tout comme son...

le 9 avr. 2012

Tucker & Dale fightent le mal

Tucker & Dale fightent le mal

8

SlashersHouse

806 critiques

White Trash Beautiful.

Véritable coup de grisou sur la toile, Tucker et Dale ont fait parler d'eux plus que n'importe quel direct-to-dvd, et ont largement accumulé les récompenses lors de différents festivals (AMPIA,...

le 8 juin 2011

Ted

Ted

3

SlashersHouse

806 critiques

Ted l'ours lourdingue.

Seth MacFarlane, père de la séries Les Griffin, nous livre ici son premier long-métrage qu’il réalise, écrit et produit. Les Griffin connait autant de fans que de détracteurs, la raison étant souvent...

le 31 août 2012