''Lovers and lollipops'' – 1956 du duo Engel & Orkin est un métrage moins convaincant que ''Little fugitive", la fiction y a plus grande part mais surtout difficile de remettre la main sur un Richie Andrusco. Or la petite Peggy – Cathy Dunn – , qui est le pivot du film, est un personnage sans charisme simplement encombrant à qui l'on ne parvient pas à s'attacher ni même à s'intéresser : c'est une fillette un peu sotte et capricieuse, a real pain in the neck, qui enchaîne les sottises pour faire tourner les adultes en bourrique et perturber l'idylle entre sa mère et Larry. Le souci c'est qu'elle est cette tête à claques avant même l'arrivée de l'intrus, dans la scène avec ses poissons rouges digne de la Sophie de la comtesse de Ségur.
L'opus tient par la grâce de l'actrice Lori March qui compose une jeune mère attachante très naturelle, avec un air d'incertitude et d'inquiétude devant les choix sentimentaux et les tensions à résoudre.
Plastiquement le métrage est maîtrisé, la photographie soignée, avec parfois cependant des longueurs ou des ellipses au montage qui perturbent la compréhension.
La sauce ne prend pas complètement malgré des moments très réussis particulièrement dans les micro-moments documentaires : excellente scène comique de la petit chinoise échouant à gonfler une baudruche – c'est elle que l'on aurait voulu suivre plutôt que Cathy Dunn.