Bon, je risque de ne pas être très objectif puisque, de la même manière que Laurent Geslin le dit dans le commentaire de son documentaire, j'ai moi aussi toujours été fasciné par l'idée qu'il puisse y avoir, dans les forêts près de chez moi, un animal aussi beau et fascinant que le Lynx.
Du coup, si le film, malgré sa narration, ne prend pas des allures de journal intime, hé ben on s'attache quand même à cette narration et au lien qu'elle constitue avec cette famille de lynx que l'on suit, personnages principaux d'une fresque mettant en scène toute une faune aussi belle que diverse.
C'est donc super beau, tant dans les plans sur les bébêtes que dans ceux d'ambiance (on retrouve pas mal de la patte de Vincent Munier dans ceux-ci, et c'est normal vu qu'il a participé au projet), il y a toujours le problème d'une certaine artificialité dans le récit (des champ-contrechamps qui cherche à nous raconter une péripétie peut-être factice), mais ça n'enlève rien à l'honnêteté et la sincérité d'un projet qui nous donne un voir toute la beauté d'une nature à portée de main et qu'on a trop tendance à oublier...