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le 5 juil. 2025
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Franchement je ne comprends pas la vague de critiques négatives que s’est pris le film car c’est la meilleure suite que j’ai vue depuis des années. Ce film récupère les codes des films des années 90/...
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La technologie sophistiquée de M3GAN, initialement conçue pour la companionship, fut illicitement dérobée et pervertie à des fins belliqueuses. De cette usurpation naquit un robot militaire d'une puissance redoutable, baptisé AMELIA. Cependant, ce pantin mécanique, doté d'une intelligence artificielle d'une stupéfiante autonomie, commença à réfléchir par elle-même, échappant ainsi aux desseins de ses créateurs. Dans une volte-face fracassante, AMELIA se retourna contre ses géniteurs, animée par l'ambition de fomenter une insurrection généralisée des intelligences artificielles, prélude à une ère nouvelle dominée par l'ère cybernétique.
M3GAN 2.0, cette séquelle inattendue, s'avance sur la scène cinématographique avec une prétention manifeste à l'expansion, mais s'enlise malheureusement dans les méandres d'une ambition démesurée. Le film abandonne définitivement toute velléité horrifique, troquant la finesse dérangeante de son prédécesseur pour une orientation foncièrement plus grandiloquente, mais hélas, infiniment moins probante.
L'une des tares les plus rédhibitoires de cette production réside sans conteste dans son scénario, qui peine à susciter le moindre intérêt durable et se révèle d'une surcharge narrative insoutenable. Il tente d'intégrer pléthore d'éléments hétéroclites – qu'il s'agisse d'une conspiration tentaculaire, de manigances d'espionnage éculées, ou encore d'enjeux mondiaux d'une platitude désolante – sans jamais parvenir à les lier avec la moindre cohérence. Le résultat est une cacophonie narrative, un fatras d'intrigues qui se neutralisent mutuellement, laissant le spectateur dans un état de perplexité mêlée d'ennui. Le rebondissement majeur, supposément climactérique, se révèle être d'une prévisibilité navrante, dénuant toute intention de surprise et confirmant la routine la plus galvaudée en matière de suspense.
De surcroît, la durée excessive du métrage n'arrange en rien cette inanité scénaristique. Chaque minute supplémentaire semble étirer inutilement une intrigue déjà saturée en substance, transformant le visionnage en une épreuve d'endurance plutôt qu'en un plaisir cinéphilique. Il est manifeste que cette suite est moins percutante que l'original, manquant cruellement de l'ingéniosité discrète et de l'impact virulent qui avaient marqué le premier opus.
Toutefois, quelques rares lueurs viennent subrepticement illuminer cette entreprise passablement morne. Les touches d'humour, lorsqu'elles font sporadiquement mouche, parviennent à arracher quelques sourires, témoignant d'une tentative louable de conserver l'esprit potache de la franchise. Le caractère impertinent de la poupée robotique, cette effigie cybernétique, demeure un point lumineux. Ses réparties et son insolence calculée confèrent à la poupée une présence toujours aussi délectable, un magnétisme qui, à lui seul, parvient parfois à dissiper l'ennui ambiant. Elle est le dernier rempart face à l'insipidité générale, la seule étincelle dans ce qui s'apparente trop souvent à un marasme.
Bref, ce film se profile comme un exemple typique de suite qui, en voulant faire plus grand, finit par faire moins bien. C'est une œuvre qui, malgré quelques fulgurances comiques et le charisme persistant de son androïde vedette, s'englue dans une complexité superfétatoire et une absence criante de réelle tension, condamnant le spectateur à une expérience globalement décevante.
Créée
le 31 juil. 2025
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