1h43 de ma vie en l'air !!!
Premier film de Remi Bezançon à qui on devra par la suite le très bon "Le Premier Jour du reste de ta vie" et le nettement moins bon "Un heureux événement", "Ma vie en l'air" est d'un niveau nettement inférieur.
L'ensemble partait pourtant d'un postulat très prometteur : un expert en sécurité aérienne est incapable de réussir sa vie sentimentale car incapable de prendre l'avion à cause d'une aérodromophobie pour rejoindre sa bien-aimée partie au loin.
Le réalisateur aurait partir de cette idée de départ délicieusement improbable pour développer petit à petit son intrigue et ses personnages, faire en sorte de les rendre attachants, tout en profitant bien sûr du beau casting qu'il dirige.
Mais au lieu de cela, il préfère jouer sans arrêt sur la répétition sans qu'il y ait réelle évolution de l'intrigue et en conséquence des personnages. La psychologie du protagoniste est balancée dans les cinq premières minutes et puis voilà, le personnage du pote d'enfance un brin déglingué est totalement occulté ou presque dans la seconde moitié, celui du premier véritable amour finit par tomber dans la caricature et quant à celui du véritable amour tout court il n'est même pas relégué au second mais carrément au troisième voir même au quatrième plan.
Ce qui veut dire que Marion Cotillard n'est guère ici gâtée par un rôle pas du tout consistant, Gilles Lellouche, qui en fait des tonnes au passage, disparaît quasiment après une première partie où il apparaît beaucoup, et Vincent Elbaz se contente de faire le minimum syndical (pour être gentil !!!) dans le rôle principal. Seul Didier Bezace en pilote de ligne particulièrement incompétent réussit encore à faire décrocher quelques petits sourires.
Un ratage assez ennuyeux ou comment j'ai foutu 1h43 de ma vie en l'air en le regardant.