Pourquoi ?
Pourquoi le film ne s'avère être au final, que le préquel de la vraie-fausse bande annonce du probable/improbable Machete kills again...in Space ? Le film ne servant finalement qu'à justifier les éléments étranges de ce trailer. La bonne idée aurait été de le proposer en fin de film, afin de ne pas déconcentrer le spectateur, qui ne cessera de faire les liens entre ce qu'il voit et ce qu'il a vu.
Pourquoi avoir fait ce film, alors que l'on voit bien que même Danny Trejo ne supporte plus ce rôle ? Si il était, dans le précédent, complètement mono-expressif, le voilà désormais bien fade, ne montrant ni colère, ni peine, ni motivation pour rejouer ce personnage. À moins que cela soit dû à un problème de direction d'acteurs, et que Rodriguez n'a pas compris que le nanar se remarque par son sur-jeu, et non le non-jeu.
Pourquoi recycler autant de fois les mêmes gags ? Une première décapitation peut faire sourire, mais au bout de la vingtième cela vient plutôt consterner. De même pour la sexualisation des armes de Desdemonda. De même pour les références à Star Wars. De même, pour l'hyper-feminisation de l'agente campée par Amber Heard. De même, pour les différents looks de El Cameleon. De même pour la double personnalité du méchant. De même pour "Machete don't ..." + verbe de son choix.
Pourquoi essayer de donner de la cohérence à une histoire qui n'en aurait pas besoin ? Bordel, on est face à un hommage aux nanars, alors pourquoi s'attarder sur d'interminables séquences de dialogues, qui ne font pas décrocher un seul éclat de rire au mec qui était derrière moi, et qui semblait voir la meilleure comédie de tous les temps. C'est aussi stupide que Bay, qui dans son Transformers 3, dépense des millions en images de synthèses, pour nous montrer des robots qui discutent et élaborent un "plan"...
Pourquoi utiliser les femmes que pour leurs plastiques ? Que l'on se comprenne bien, je vois bien cet aspect dans les nanars, mais aussi, elles sont aussi régulièrement sources de rire. Ici, non. Elles sont juste là pour se faire couvrir les seins de sang, courir au ralenti et autres...D'ailleurs, comment passe-t'on de Spy Kids à Machete Kills ? Autant pour Alexa Vega que Robert Rodriguez. Pour l'une, n'est-ce pas un changement d'image improbable, et pour l'autre, il serait temps de cesser. Il n'est plus possible ce va-et-vient entre merdouilles enfantines, et badassness incroyables.
Pourquoi Mel Gibson a l'air de s'éclater comme jamais auparavant ?
Pourquoi, alors que je n'ai déjà que moyennement apprécié le premier, suis-je allé voir ce film ? Et ce qui est fou, c'est que je risque probablement de me faire avoir une troisième fois. Bordel, Rodriguez, je te déteste autant que je t'aime...