- J'ai revu Mad Max cette année, et je dois admettre que mes sentiments restent assez mitigés. Ce n'est pas un mauvais film, loin de là, mais je trouve que la première pierre de la franchise est un peu bancale, surtout si on la compare aux suites plus extravagantes.
Le bien et le moins bien
- Ce qui me frappe toujours, c'est l'énergie brute et viscérale du film, surtout si on pense à son budget dérisoire. George Miller a réussi à créer une atmosphère de déliquescence sociale palpable. L'Australie des routes désertées, peuplées de motards punks et de flics de la route à bout de nerfs, a un charme sale et bien à elle. Les séquences de poursuite, avec les bruits de moteurs surgonflés et la tôle froissée, sont efficaces et décoiffantes. On sent la vitesse et le danger.
- Cependant, en première personne, je trouve que le rythme est parfois étrange. La première moitié, avant le drame qui fait basculer Max, est un peu lente. On s'attarde beaucoup sur sa vie familiale, ce qui est nécessaire pour comprendre sa chute, mais qui rompt avec l'action débridée qu'on attend. C'est la partie "policier" et non encore "guerrier de la route" de Max, et je la trouve moins captivante.
Max, une légende en devenir
- Mel Gibson est très bien, mais son personnage de Max Rockatansky n'est pas encore le héros taiseux et mythique que je préfère. Il est encore trop humain, trop ancré dans une société qui s'effondre. C'est après la tragédie qu'il devient vraiment "Mad", et la fin est d'une noirceur incroyable, et c'est ce qui sauve le tout. Ce final vengeur est la véritable rampe de lancement de la légende.
Conclusion
- C'est un 6/10 pour moi. C'est un film d'action culte et fondateur qui mérite d'être vu pour son influence et son style punk-western unique. Néanmoins, il est un peu minimaliste dans son scénario et le rythme n'est pas toujours soutenu. Un bon film, mais la saga prendra son envol avec le second opus.