"Babe 2, le cochon dans la ville".
C'était jusqu'à maintenant tout ce que j'avais vu de la filmographie de George Miller, papa de l'une des sagas cinématographiques les plus cultes de ces dernières décennies, j'ai nommé Mad Max. Alors avec la sortie ces jours-ci du nouvel opus "Mad Max : Fury Road", c'était l'occasion rêvée de pouvoir rattraper mon retard et par la même occasion prendre le train en marche.
"Mad Max", ça se déroule dans un monde post-apocalyptique où les gangs de motards font leur lois et où les courses poursuites entre policiers conduisant de magnifiques voitures couleur ketchup-mayo et sociopathes survoltés au volant de bolides et autres motos, à travers le désert et les villes d’Australie, sont monnaie courante. Sur le papier le projet est alléchant certes, mais qu’en est-il du résultat ?
Eh bien en toute honnêteté je ne sais pas quoi penser de ce film.
D'un côté les personnages sont attachants, l'univers est prenant et la réalisation est efficace. Mais d'un autre côté de trop nombreuses longueurs se font ressentir durant le visionnage ce qui est un peu gênant pour un film d’une heure et demie, la musique ne colle pas à l’univers et il faut le dire, le long-métrage a quand même un peu mal vieilli, rendant certaines scènes ridiculement drôles.
Mais malgré tous ses défauts, "Mad Max" garde un certain charme. Que ce soit dans les costumes ou dans le design des véhicules, le film transpire la classe. Lors des premières et dernières minutes du film, Miller arrive à créer une tension qui ne s’arrêtera que lorsque l’un des bolides sortira de la route. Des véhicules fonçant à toute allure, des méchants complètement déjantés, des gros plans sur des yeux sortant de leur orbite, c'est aussi ça qui fait le charme du film.
"Mad Max" est finalement une oeuvre particulière et assez inégale, où l'ennui côtoie constamment l'intérêt. Un film ni réellement bon, ni réellement mauvais, mais qui aura eu le mérite d'influencer les productions futures dans le genre du cinéma d'action.