Miller reprend les éléments emblématiques de sa trilogie des années 80 et les revisite avec la technique cinématographique de 2015.
L'atmosphère malsaine de violence psychologique est reprise de Mad Max 1, la course poursuite, dont elle est le plat principal de cette version, de Mad Max 2, et la ville bizarre de Mad Max 3.
On en prend plein les yeux, c'est un véritable feu d'artifice. Au son amplifié de la guitare du Doof Warrior aveugle, les chiens de guerre shootés au Walhalla affrontent les autres gangs sur de longues routes désertiques, faisant vrombir leurs moteurs suralimentés, froissant les tôles et fracassant les machines. On sent l'odeur des hydrocarbures et du cambouis sur le sable du désert namibien.
Les trouvailles techniques des machines issues de la récupération des production industrielles d'avant-guerre sont ingénieuses et bluffantes, comme la pelle hydraulique montée sur camion ou la double Cadillac à deux étages du leader.
Le souci est la motivation de toute cette belle énergie, le scénario est caricatural et ridicule, l'action souvent emphatique et théâtrale et les caractères développés sont guignolesques, contrairement à Mad Max 2 où l'obsession de l'essence précieuse et rare formait la trame du scénario où chacun s'inscrivait dans cette quête.