3
34 critiques
MADS : Un bordel
Un pétard mouillé qui fait mal au crâne. Un fils de bourge cocké jusqu'à l'os tombe malencontreusement sur une échappée d'asile (ou presque), l'embarque par empathie au volant de sa voiture...
le 14 déc. 2024
MadS de David Moreau s’inscrit plutôt bien dans le renouveau du cinéma de genre horrifique français. On sent qu’une patte commence à se dessiner dans ce paysage, avec des références évidentes à Martyrs de Pascal Laugier ou Grave de Julia Ducournau, notamment dans la volonté de proposer une expérience sensorielle.
Romain, récupère une jeune femme désorientée et bléssée sur le bord de la route, à la sortie de chez son dealer. Cette rencontre causera sa perte et sûrement celle de l'humanité tout entière. Drogues ou expériences ? Le film entretient volontairement le flou nous laissant nous questionner face à l'origine réelle de cette déchéance à travers un voyage casi psychédélique raconté par trois points de vues distincts : incubation, contamination et regard extérieur.
Le film repose essentiellement sur un énorme plan séquence cherchant à instaurer une tension continue et viscérale. Si l'intention est honnête et fonctionne par moments, le souffle s'estompe laissant entrevoir par moments quelques lenteurs et de légers moments d'égarements qui cassent le rythme. L'action tarde à arriver et le film peine à maintenir l'intêret sur sa durée. L'histoire reste efficace bien qu'elle laisse pressentir certains creux et facilités ; c'est avant tout un scénario de contamination et non une histoire autour de celle ci.
Le jeu d'acteur est assez réussi pour des débuts en cinéma, en particulier lors des scènes de contamination. Yovel Lewkowski interpretant Noa, se démarque nettement, notamment lors de la scène sur le scooter où son rire amène un réel malaise. Malgré tout, les personnages manquent de singularité et restent impassibles nous empêchant une véritable implication émotionelle.
Malgré ces défauts et un métrage relativement léger, MadS laisse entrevoir une identité encourageante pour le cinéma de genre français, et ce n'est que positif.
Créée
le 24 déc. 2025
Critique lue 30 fois
3
34 critiques
Un pétard mouillé qui fait mal au crâne. Un fils de bourge cocké jusqu'à l'os tombe malencontreusement sur une échappée d'asile (ou presque), l'embarque par empathie au volant de sa voiture...
le 14 déc. 2024
8
719 critiques
Le film en un seul plan séquence est au fil des ans presque devenu un genre à part entière (même si moins prolifique que Found Footage à qui il emprunte ses qualités et ses limites), et même si...
le 20 oct. 2024
6
11 critiques
MadS de David Moreau s’inscrit plutôt bien dans le renouveau du cinéma de genre horrifique français. On sent qu’une patte commence à se dessiner dans ce paysage, avec des références évidentes à...
le 24 déc. 2025
3
11 critiques
Bones and All avait tout pour me séduire sur le papier : cannibalisme, road trip, histoire d'amour, le duo Taylor Russel x Timothée Chalamet. L'histoire de Maren, jeune marginale abandonnée par son...
le 22 déc. 2025
8
11 critiques
Von trier, l’homme dévoré par ces peur et sa souffrance utilise son cinéma comme exutoire. une façon pour lui de pouvoir libérer ces démons, une façon pour nous, spectateur, d’observer un esprit en...
le 1 avr. 2026
9
11 critiques
L’art comme essai, comme exutoire de nos démons intérieurs. Toujours encadré, toujours lissé car l’art est dit moral. Doit il vraiment l’être ? Les artistes dit immoraux ne sont ils finalement pas...
le 7 févr. 2026
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème