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L’art comme essai, comme exutoire de nos démons intérieurs. Toujours encadré, toujours lissé car l’art est dit moral. Doit il vraiment l’être ? Les artistes dit immoraux ne sont ils finalement pas des artistes incompris ?
Jack est cet artiste architecte ingénieur maniaque, il veut construire sa maison, pourtant il n’y parvient pas. Frustré, il se défoule de ces pulsions intérieurs, de son incapabilité à exécuter une tâche à première vu simple pour son titre. Pour se faire, le film se découpe en 5 actes épelés "incident" s’élevant au rang "d’œuvre" qui révèlera l’instabilité de Jack et son désir de vouloir faire de l’art d’une manière différente.
Jack est un personnage assez complexe et peut être incompris pour certains. Peut être trop égocentrique peut etre trop dérangeant. Le protagoniste ne rentre pas dans les codes sociaux ; qualifiant ces meurtres en tant qu’art, se désignant en tant qu’artiste, le contraste gêne, la simultanéité d’un artiste meurtrier bouleverse et Lars von Trier arrive à filmer là ou ça perturbe. Car non seulement Jack est sadique et monstrueux, mais il est le reflet même du cinéaste. Accusé avec le #MeToo, se caractérisant lui même en tant que nazi, Von Trier projette ces débauches dans se personnage, interprété par Matt Dillon.
À ces fins d’artiste, il excuse chaque vie volée au nom de l’art pour des œuvres photographiques, ou des représentations de tableaux. Les discours d’Hilter et des plus grands dictateurs sont remis au rang d’auteur et de poète artistique tout en y mélangeant des peintures déjà existantes. Tout ça sur fond sonore de Verge, qui débat avec Jack de ces insoutenables actes et d’une analyse approfondis de sa personnalité et de ses troubles. Von Trier à travers un panel de réflexion sur la moralité, l’art devient le sujet principal de cette méditation.
Lars n’en finit pas avec sa provocation, et The House That Jack Built en est peut être l’expression la plus inconfortable. Le film enferme le spectateur autant par ce qu’il montre que par ce qu’il suggère. La descente finale évoquant ouvertement l’enfer de Dante ; souterrain, brûlant, clo - un gouffre sans fin et une chute inévitable. Jack persuadée de toucher au sublime ne parvient finalement pas à trouver son chemin. Comme punition, c’est l’effondrement de tout un art confronté directement
Créée
le 7 févr. 2026
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